Forêt Passion
L'automne, la saison des...
Glané sur le web
Nous ne savons pas qui est ce cueilleur d'automne mais nous avons bien aimé sa façon de raconter ses petites manies de forestier quand vient l'automne...
Bonne lecture, et merci à lui si il se reconnait!
Je ramasse des glands, chaque année, partout où je vais, à Paris, à Boursay, à Mondoubleau, à Vendôme, à Roubaix, à La Tour Blanche, à Saint Maximin, à Mulhouse ou Burnhaupt, à Laon, à Caudry, à Chauny, à Caen, à Gravelines, à Dunkerque, à St-Point ou à Metz.
C’est idiot, ramasser des glands, j’ai l’air complètement crétin, un vrai gland?
En ce moment, j’ai toujours des dizaines de glands dans les poches de mon imperméable ou blouson. C'est presque obsessionnel, si je vois un chêne, je me penche et je ramasse ses glands.
Tous ces glands d’origines variées, je les mets dans une boîte, je les mélange et je regarde tous les jours, tous les deux jours.
Dès que je vois que certains d’entre eux commencent à germer, je les met de coté, et je vais les planter. Quand un gland a commencé à germer, on est en effet plus certain qu’il n’a pas été mangé par les vers ; c’est donc un petit chêne prêt à démarrer avec une probabilité de succès extrêmement forte.
Je vous dois tout de même un aveu, comme je suis un peu maniaque, et que j’aime la biodiversité, je ramasse aussi des noisettes et des noix, des châtaignes ou les petits hélicoptères des érables qui s’appellent des samares.
J'en ai souvent plein les poches, je les rapporte chez moi et je les plante. Il y a tous ces gens qui pleurent que le budget de l’État pour planter des haies a encore baissé. L’État est faible et ne pense qu’à son déjeuner de demain matin. Le planteur d’arbres pense à ses petits enfants. La réalité c’est que depuis Giono et « L’homme qui plantait des arbres », nous savons que planter des arbres est une responsabilité individuelle, écologique, spirituelle, morale, esthétique, climatique.
Notre vraie responsabilité de Femmes et d'Hommes, vis à vis de nos enfants. Moi, vous, eux, qui ramassez des glands, des noix, des châtaignes, des hélicoptères d’érable, des noisettes, des fruits à pépin, comme des pommes ou des poires sauvages.
C’est toujours très sympathique de planter des arbres.
Vous allez semer les graines que vous avez ramassées dans vos promenades, essayer de les planter, dans le jardin, sur les bords du jardin, ou bien pour recréer des haies le long des chemins. Il suffit d’un bâton. On pousse le bâton. On fait un trou dans la terre molle. Dans le trou on met un gland, on donne un coup de botte on ferme le trou.
Puis on s’en va quelques mètres plus loin, on fait un trou, on met une noisette, on donne un coup de botte, on recommence, on fait un trou, on met une noix, un coup de botte, on s’en va et on continue. Recréer des bosquets denses, des haies, recréer des forêts, qui ensemble vont créer des barrières contre les inondations, qui vont recréer le micro-cycle de l’eau ; c’est notre responsabilité individuelle et c’est en fait extrêmement simple.
Alors allez-y... Plantez des arbres d'ici, partout autour de vous !"