Forêt Passion

La Sylviculture irrégulière
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La Sylviculture

- Un brief pour appréhender la sylviculture "à la française"

L'article ici présent a été rédigé par nos soins sur la base de notre expérience et de contenus publiés sur des sites internet de référence. Vous trouverez nos sources sous forme de liens hypertexte.
L'image d'illustration - vous l'aurez remarqué - est produite par ChatGT. Elle illustre une citation sur la sylviculture irrégulière issue du site internet du Comité des Forêts. Le générateur d'image n'a pas encore intégré la différence entre un "bucheronnage" et le "martelage" demandé mais nous n'avons pas poussé plus loin estimant que le robot avait sufisamment chauffé pour produire cette illustration!

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Un peu d'Histoire

Comme l'indique l'École Forestière de Nancy dans un article publié à l'occasion de ses 200 ans, "la Sylviculture, c'est la culture de la forêt ou toutes les interventions du forestier pour produire du bois de manière durable en tenant compte de l'ensemble des enjeux environnementaux et sociaux. Avec les enjeux actuels liés aux changements climatiques, on pourrait penser que la sylviculture est une pratique récente. Pourtant, elle prend ses racines dans des pratiques souvent anciennes."

En France, terre forestière, la forêt a très tôt était prise en compte par l'administration. Il y a une véritable "culture forestière" ancrée dans l'histoire, l'architecture et dans l'organisation même du pouvoir, dès le Moyen-Age.
Le titre de "Maître des Eaux et Forêt" apparaît en 1219 et de nombreux textes encadrent dès lors la gestion des bois et posent les bases du droit forestier.
La plus célèbre, l'Ordonnance de Colbert, en 1669 voulue par Louis XIV avec la participation de forestiers comme Louis de Froidour sera la référence pendant plus d'un siècle. "Code" de gestion forestière, l'Ordonnance de 1669 reste cependant imprécise sur les techniques de sylviculture. Comme l'indique l'École forestière de Nancy, il faut attendre le 18ème siècle pour qu’émerge une véritable réflexion scientifique sur la forêt. Ce sont des naturalistes tels que Réaumur, Buffon et surtout Duhamel du Monceau, considéré comme le père de la sylviculture, qui posent les bases d’une nouvelle approche. Avec l’aide de forestiers comme Varennes de Fenille, ils observent, expérimentent et diffusent leurs conclusions. Ils démontrent notamment que couper les arbres à 30 ou 40 ans est plus judicieux au regard des besoins de la société. Leur principale découverte porte sur l’intérêt des éclaircies : en éliminant progressivement certains arbres, on permet aux plus beaux spécimens de pleinement se développer. Ces avancées ouvrant la voie à une véritable révolution, celle d’une gestion raisonnée de la forêt, où l’homme n’épuise pas la nature mais l’accompagne dans sa croissance.

Nous proposons ici une immersion rapide dans le monde de la sylviculture francais contemporain, ses acteurs et ses enjeux.

Qu'est-ce que la sylviculture?

La définition du Larousse

"Ensemble des techniques permettant la création et l'exploitation rationnelle des forêts tout en assurant leur conservation et leur régénération."

La définition des forestiers 

Silva, en latin, c'est la forêt. La sylviculture, consiste à accompagner et orienter l’évolution naturelle des forêts pour qu’elles répondent aux besoins de la société en matière de bois (maisons en bois, meubles…). Les forestiers français résument leur pratique à cet adage simple : "observer la nature, hâter son œuvre".

Les champs d'action de la sylviculture irrégulière

Comme l'indique le Comité des Forêts, "la sylviculture irrégulière permet
d’accompagner la forêt en s’adaptant à sa dynamique naturelle tout en assurant la production de bois de qualité, la résilience face aux aléas climatiques et le maintien des aménités environnementales. Elle repose sur le principe de semer, cultiver et récolter simultanément dans des peuplements mélangés et multi-étagés."
Ces opération nécessitent la mise en oeuvre d'études, de travaux d'amélioration, d'entretien, de coupes de régéneration, de coupes d'éclaircie ou parfois même de coupes définitives suivies de plantations quand les conditions sanitaires l'imposent. La sylviculture englobe également la bonne gestion de la lumière, de l'eau et des sols.


La sylviculture dans la lutte contre le changement climatique

La forêt capte l'oxygène

La forêt recèle de solutions pour lutter contre le changement climatique et préserver la nature. On estime que les forêts du monde absorbent environ 10 % des émissions de CO2 d’origine humaine chaque année. Par le processus de photosynthèse, les arbres captent le CO2 de l’atmosphère, le stockant dans leur biomasse, ainsi que dans les sols forestiers.

En plus de cette fonction de captation du CO2, les forêts sont indispensables à la production d’oxygène, essentiel pour la vie sur notre planète.
Elles régulent le climat local en influençant la température, l’humidité et les précipitations, ce qui aide à atténuer les effets des vagues de chaleur et des sécheresses.
Par leur investissement dans la préservation, la restauration et le développement de cet écosystème précieux, les forestiers endossent une nouvelle responsabilité, celle de lutter efficacement contre le changement climatique et de contribuer à modifier les projections fatalistes sur l'avenir de la planète terre.

La forêt abrite de nombreuses espèces

Les forêts, véritables trésors de biodiversité, sont essentielles pour la survie de nombreuses espèces. En tant qu’écosystème complexe, elles constituent un habitat varié qui soutient une multitude d’organismes, allant des arbres majestueux aux plus petites créatures. Environ 80 % de la biodiversité terrestre vit dans les forêts.


La forêt fournit de l’eau

La forêt joue un rôle crucial dans le cycle de l’eau, agissant comme un régulateur naturel dans l’approvisionnement des hommes et des animaux.
Grâce à son couvert dense, elle favorise l’infiltration des précipitations. Les feuilles et la canopée interceptent la pluie, réduisant le ruissellement et permettant à l’eau de s’infiltrer lentement dans le sol. Ce processus aide à recharger les nappes phréatiques et à maintenir les niveaux d’eau dans les sols.
Les racines des arbres, en s’étendant profondément, créent des canaux qui facilitent encore plus cette infiltration. Elles stabilisent le sol et préviennent l’érosion permettant à l’eau de rester disponible pour les plantes et d’autres organismes.

La matière organique du sol forestier elle-même joue retient l’eau, vitale pour la durabilité des écosystèmes forestiers. Ainsi, en période de sécheresse, les forêts agissent comme des réservoirs: Les arbres libèrent de l’humidité dans l’air par transpiration, créant des microclimats plus humides qui peuvent influencer les précipitations. Cela soutient non seulement la forêt, mais aussi les zones environnantes, favorisant l’agriculture et d’autres activités humaines.

La forêt constitue véritablement une solution pour la gestion de l’eau. Elle régule le cycle de l’eau et assure la disponibilité de cette ressource essentielle, contribuant à la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques.

La forêt produit du bois d'oeuvre pour la construction

la sylviculture vise à produire du bois d’une qualité exceptionnelle tout en régulant la croissance et la santé des peuplements forestiers

En matière de sylviculture, l'ambition du forestier est d’être capable d’observer le milieu naturel, de comprendre son évolution et de calibrer son intervention en conséquence... il s'agit d'un apprentissage et d'une pratique passionnante. En France, l'impact d'une bonne gestion forestière est visible sur des massifs soumis à un Plan Simple de gestion, c'est à dire, des massifs de plus de 25 ha pour lesquels un véritable "écosystème forestier" est appréhendé incluant:

  • la diversité des plantes et des animaux typiques de la station et de la région (diversité spécifique) ;
  • la diversité et la qualité génétiques des populations végétales et animales qui maintiennent leur capacité d’évolution et d’adaptation, meilleur atout dans un contexte d’incertitudes climatiques ;
  • la variabilité des structures forestières, en dimensions / essences et strates, typiques pour la station et la région (diversité structurelle) ;
  • le bon fonctionnement des processus écologiques et de la dynamique des successions naturelles en cours ;
  • les interrelations écologiques, y compris au-delà des frontières de la forêt considérée (notions de réseaux, de trames et de corridors) ;
  • les influences écologiques de la forêt sur l’environnement (du micro-climat au climat mondial) et sur les paysages ;
  • le maintien de la fertilité naturelle du sol notamment due à la minéralisation de la nécromasse, liée à un couvert forestier continu dans le temps et l’espace.



Sylviculture : les différents traitements sylvicoles

Le langage des sylviculteurs prête parfois à confusion car les mêmes termes s’appliquent pour décrire le peuplement, l’image du moment et le traitement (l’orientation qui en découle et les interventions à prévoir). A titre d'exemple l'expression "futaie régulière" signifie à la fois :
- le peuplement qui comporte des arbres de franc-pied et de diamètres similaires
- le traitement caractérisé par la séparation de la nature des interventions dans le temps (amélioration, récolte et renouvellement).

Quatre traitements sont appliqués aujourd'hui aux forêts françaises : le taillis simple, la futaie régulière, la futaie irrégulière et le taillis avec réserves

  1. Taillis simple

A l'inverse de la futaie, le taillis désigne les arbres issus de multiplication végétative, c'est-à-dire les rejets de souches et les drageons. Un taillis simple est un peuplement où l'on pratique périodiquement une coupe à blanc étoc. Les essences dont les souches, après abattage, rejettent ou drageonnent vigoureusement, peuvent constituer un taillis simple. Ce sont, en France, essentiellement le châtaignier, le tilleul, le charme, le chêne, le tremble, le bouleau, l'aune, le frêne et l'acacia.

Pour que la coupe présente un intérêt économique, il convient que les brins exploités fournissent un produit commercialisable. Mais pour que le taillis rejette vigoureusement, il importe qu'il soit exploité relativement jeune. C'est un compromis entre ces deux impératifs qui fixe l'âge d'exploitabilité du taillis. Cet âge d'exploitabilité est naturellement variable pour chaque essence, mais, d'une façon générale, s'il peut être supérieur à 50 ans pour les bois durs (châtaigniers, charmes, chênes, frênes), il doit être inférieur à 40 ans pour les bois tendres (trembles, bouleaux, aunes). Dans la pratique, la révolution moyenne est de l'ordre de 30 ans.

  1. La futaie régulière

Par définition, une futaie est un peuplement dont les individus constitutifs sont issus de graines. Les arbres d'une futaie sont donc tous le produit d'une reproduction sexuée. La futaie régulière a pour origine soit un semis, naturel ou artificiel, soit une plantation dont les constituants ont tous approximativement le même âge. C'est une futaie équienne dans laquelle les arbres forment très vite un couvert ininterrompu qui s'élève au fur et à mesure du vieillissement du peuplement.
 
Exemple: En France la célèbre forêt de Tronçais s'étendant sur près de 11 000 hectares au nord-ouest du département de l’Allier, est un des plus beaux massifs forestiers de France. Aménagée par Colbert, elle est connue pour abriter des chênes d’une grande qualité. Entaillée à maintes reprises, la forêt a depuis repris ses droits et arbore aujourd'hui des spécimens plusieurs fois centenaires.

  1. Le taillis sous futaie (TSF)

Le nom de ce traitement est parfaitement explicite. Il a pour objectif de faire cohabiter taillis et futaie. Le premier devant rester en sous-étage, le second s'emparant de l’étage dominant. Naturellement la quantité de lumière accordée à une parcelle donnée étant limitée, le taillis ne pourra se développer en sous-étage que si le couvert de la futaie est discontinu. Par principe, la futaie régulière nécessite un couvert ininterrompu. Le taillis sous futaie est donc en quelque sorte un compromis entre le taillis simple et la futaie jardinée et possède un certain nombre de caractères de ces deux traitements.

  1. La futaie jardinée

La futaie jardinée, est une futaie irrégulière où sont mélangés pied à pied, ou par petits groupes, des arbres de tous âges, de toutes dimensions et d'essences diverses. L'anarchie que révèle à première vue l'aspect du peuplement n'est qu'apparente. Le nombre et la répartition des arbres par classe de dimension sont définis avec précision par l'aménagiste, dans la norme établie en fonction de la fertilité de la station et des essences constitutives du peuplement.

Cette norme est une constante vers laquelle le gestionnaire s'efforce de revenir lors de chaque coupe, faute de quoi la futaie jardinée perd son équilibre et dégénère progressivement en un peuplement régulier où le renouvellement n'est plus constant.



Quels sont les acteurs de la sylviculture en France ?

1. Les organismes publics du monde sylvicole, ONF : Office national des forêts

Fonction :
Gestionnaire unique des forêts publiques, établissement public à caractère industriel et commercial doté de missions de service public et d’activités concurrentielles, l’ONF est un des acteurs majeurs du développement durable en France.Il est placé sous la double tutelle du ministère de l’agriculture et de celui de l’environnement, avec une autonomie administrative et financière. L’établissement compte plus de 9000 agents (2/3 de fonctionnaires, 1/3 de contractuels) et conduit son action dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de performance signé tous les cinq ans avec l’État et la FNCOFOR. Le dernier signé concerne la période 2016-2020. L’ONF dispose de ressources diversifiées : vente de bois, travaux et services, garderie des forêts, contributions publiques, chasse et concessions.

Objectifs :
Sa mission principale est d’assurer la gestion des forêts publiques (1 300 forêts domaniales appartenant à l’État et 15 600 forêts de collectivités) soit 25 % de la forêt française. Les territoires confiés à l’office couvrent plus de 10 millions d’hectares (4,7 millions d’hectares en métropole et 6 millions en outre-mer) dont un demi-million d’hectares d’espaces non forestiers : dunes, landes, zones de montagne...

Il s’agit d’une gestion multifonctionnelle : les espaces forestiers ne sont pas spécialisés en fonction d’un usage précis, mais permettent simultanément la production de bois, la protection de l’environnement et l’accueil du public.

L’ONF assure également des missions d’intérêt général à la demande de l’État, notamment en matière de prévention des risques naturels (défense des forêts contre l’incendie, restauration des terrains en montagne, stabilisation des dunes littorales) et pour la conservation des ressources génétiques forestières. Enfin, par l’intermédiaire de filiales, l’ONF est présent à l’international et a pris une part active dans le développement de la filière bois énergie.

Contact :
2, avenue de St-Mandé
75570 Paris Cedex 12 - France
Tél. : 33 (0) 1 40 19 58 00
Courriel : onfcom@onf.fr
Site : http://www.onf.fr

 

2. Les acteurs privés de la sylviculture en France

La forêt privée représente 75% de la surface foretière française. Les propriétaires forestiers sont en première ligne en matière de sylviculture, ce sont eux qui décident la politique sylvicole appliquée à leur parcelle forestière, dans le respect évident de la réglementation en vigueur.  Le Comité des Forêts est un syndicat de propriétaire qui met en relation les experts forestiers et les propriétaires forestiers. Il propose des formations sylvicoles et des ressources variées pour permettre aux propriétaires forestiers de mettre en place une sylviculture pérenne et salutaire.

  • FRANSYLVA - FPF : Fédération Forestiers Privés de France

Fonction :
FRANSYLVA - FPF fédère les syndicats départementaux de propriétaires forestiers sylviculteurs et leurs unions régionales et représente les intérêts des propriétaires privés français au sein de la CEPF (Confédération européenne des propriétaires français).

Objectifs :
FRANSYLVA - FPF assure au plan national et international la représentation et la défense des intérêts des propriétaires forestiers privés notamment auprès des instances gouvernementales et du Parlement. La Fédération joue un rôle d’information et de conseil en matière juridique et fiscale auprès des propriétaires, notamment grâce à la revue Forêts de France et à un service juridique spécialisé.

Contact :
6, rue de la Trémoille
75008 Paris - France
Tél. : 33 (0) 1 47 20 36 32
Courriel : federation@foretpriveefrancaise.com
Site : www.foretpriveefrancaise.com
www.fransylva.fr



  • CNPF : Centre national de la propriété forestière

Fonction :
Le Centre national de la propriété forestière (CNPF) est un établissement public administratif qui regroupe les 18 délégations régionales que sont les Centres régionaux de la propriété forestière (CRPF), ainsi que l’Institut pour le développement forestier (IDF) qui est un institut technique chargé de la recherche et du développement pour la forêt privée.

Objectifs :
Le CNPF a pour mission de développer, orienter et améliorer la gestion forestière durable des bois et forêts des particuliers (soit 3,5 millions de propriétaires forestiers, 11 millions d’hectares de forêts, ce qui représente environ 20 % du territoire national).

Les CRPF sont chargés d’informer les propriétaires forestiers en matière de sylviculture et de regroupement et d’approuver les documents de gestion durable. Dans ce cadre, ils agréent notamment le Plan simple de gestion (PSG) qui est un document de gestion durable, obligatoire pour les propriétaires forestiers possédant une ou plusieurs parcelles forestières d’une surface d’au moins 25 hectares.

Contact :
47, rue de Chaillot
75116 Paris - France
Tél. : 33 (0) 1 47 20 68 15
Courriel : cnpf@cnpf.fr
Site : www.cnpf.fr et www.crpf.fr


  • EFF : Experts forestiers de France

Fonction :
EFF est le syndicat professionnel des experts forestiers (132 adhérents).
EFF assure le développement de la profession et participe par ses réflexions à l’évolution de la politique forestière.

Objectifs :
Les experts forestiers, spécialistes de la gestion forestière, apportent aux propriétaires forestiers privés un service tant technique que commercial ou patrimonial.
Leur obligation d’indépendance garantit leur impartialité tant pour les ventes de bois que pour la maîtrise d’œuvre des travaux.

Contact :
6-8, rue Chardin
75016 Paris – France
Tél. : 33 (0)1 40 50 87 34
Courriel : compagnie@foret-bois.com
Site : www.foret-bois.com

 


  • UCFF : Union de la coopération forestière française

Fonction :
L’UCFF assiste le réseau des coopératives ancrées sur l’ensemble du territoire et présentes par leurs actions quotidiennes dans tous les secteurs de la forêt privée. Le réseau comprend 17 coopératives forestières et groupements de gestion et 112 000 producteurs forestiers adhérents.

Objectifs :
La coopération forestière s’inscrit :
- dans la production forestière, en tant qu’acteur économique privilégié pour des propriétaires forestiers sylviculteurs qui ajoutent à la notion de patrimoine la notion de "producteur de bois" ;
- dans la filière forêt-bois en tant qu’interface entre le monde de la forêt et celui de l’industrie, organisant un approvisionnement fiabilisé en quantité et qualité ;
- dans l’environnement rural, par sa participation à l’aménagement du territoire et à la gestion durable de l’espace.

Contact :
9, rue Buffault
75009 Paris - France
Tél : 33 (0)1 73 54 88 00
Courriel : info@ucff.asso.fr
Site : www.ucff.asso.fr